Selon Statistique Canada, quelque 170 000 Québécois souffrent d’hypersensibilité environnementale, une maladie mal connue et controversée. Pour eux, tout contact avec des parfums, des produits chimiques, des pesticides, de la fumée, des moisissures ou des ondes électromagnétiques déclenche une réaction qui s’apparente à une allergie. Ils réagissent à des niveaux d’exposition généralement tolérés par la population. La douleur et la fatigue sont importantes. Le syndrôme est chronique et les symptômes s’atténuent ou disparaissent lorsqu’on retire les déclencheurs. Chez une même personne, les symptômes varieront en fonction du déclencheur, de la concentration ou de la dose d’exposition et de la durée de celle-ci.

Bien que documenté depuis de nombreuses années, il n’existe pas de consensus sur cette situation dans le monde médical. L’information n’est pas transmise à l’ensemble des praticiens. En Europe, plusieurs pays comme l’Allemagne, le Danemark et la Suède reconnaissent officiellement l’hypersensibilité comme un handicap causé par des contaminants de l’environnement et l’enseignent dans les écoles de médecine. La situation n’est pas la même ici. Dans certains cas, il s’agit de professionnels de la construction qui soupçonnent un problème dans le milieu de vie, particulièrement lorsqu’aucun diagnostic n’a été établi clairement. Les symptômes ressemblent à plusieurs autres troubles dont, entre autre, le syndrome de fatigue chronique et la fibromyalgie.

En ce qui concerne les moisissures, il existe des méthodes de détection et de d’élimination qui peuvent vous permettre de retrouver un environnement sain. La première étape consiste en une vérification visuelle et peut mener ensuite à des prélèvements qui seront testés.

D’autres polluants provenant des matériaux de construction peuvent également déclencher les symptômes. Heureusement, de nouvelles normes concernant les émissions de composés organiques volatils sont maintenant en vigueur, particulièrement pour les peintures. Cependant, de nombreux autres éléments peuvent avoir un impact nocif sur le corps humain comme les phtalates contenus dans certains produits en vinyle.

Pour en savoir plus sur l’hypersensibilité environnementale : http://www.hypersensibiliteenvironnementale.com/index.php

L’ÉLECTROSENSIBILITÉ

Méconnu du grand public, l’électrosensibilité est considérée commme un « ensemble des troubles physiques dus, selon la description des personnes atteintes, à une sensibilité excessive aux ondes et aux champs électromagnétiques ambiants ».

Plusieurs autres termes sont utilisés : Syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM), hypersensibilité électromagnétique, électrohypersensibilité (EHS) ou syndrome des micro-ondes.

Entrevue du docteur Sasco sur les champs électromagnétiques et les compteurs intelligents.

En fait, il existe quatre types de champs pouvant affecter les hypersensibles :

• Les champs magnétiques, présents lorsqu’il y a du courant électrique et qui varient en fonction de son intensité (ampères); Ils apparaissent lorsque le courant circule.

• Les champs électriques, qui varient selon la tension électrique (mesurée en volts).
Ces deux derniers sont considérés comme des champs électromagnétiques. Les sources sont variables : appareils électriques, téléphones cellulaires, radios, réseaux de télévision, antennes, satellites. Ces ondes sont omniprésentes. Il s’agit de fréquences extrêmement basses (60 hertz).
Les sources de champs magnétiques résidentiels les plus élevés sont typiquement l’entrée électrique (dont il faut typiquement s’éloigner à au moins 2 ou 3 m), les erreurs de câblage (non respect du Code de l’électricité) ainsi que la mise à la terre de la boîte électrique sur les tuyaux de plomberie en métal.
L’utilisation de l’électricité ajoute des champs électriques et magnétiques (CÉM) à l’environnement. Tout courant électrique circulant dans un appareil ou un fil – depuis la ligne à haute tension jusqu’au fil qui alimente votre ordinateur – génère des champs auxquels nous sommes exposés à divers degrés. Toutefois, ces champs ne se propagent pas comme des ondes radio. Ils diminuent rapidement d’intensité avec la distance.

• Les Radio-fréquences/micro-ondes : Les sources habituelles sont les antennes de radio, de télévision, de radar et de téléphones portables, compteurs intelligents ou encore les fours à microondes. Leur fréquence est comprise entre 10 mégahertz et 300 gigahertz. Il s’agit de fréquences extrêmement élevées.

 Les hautes fréquences transitoires (HFT) : Aussi appelées ‘’électricité sale’’. Ces fréquences sont principalement mesurées en kilohertz et parasitent le courant porteur de 60 Hz. L’éclairage fluorescent ainsi que les rhéostats des moteurs électroniques et les gradateurs de lumière (dimmers) en sont des sources.
Vous soupçonnez que votre milieu de vie affecte négativement votre état de santé? Je peux vous accompagnez pour détecter les sources possible de pollution dans votre environnement. Contactez-moi pour plus d’information.

LIENS

HYPERSENSIBILITÉ ENVIRONNEMENTALE

Article de La Presse
http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201205/21/01-4527189-hypersensibilite-environnementale-un-mal-obscur.php

Association pour la santé environnementale
http://www.aseq-ehaq.ca/

ÉLECTROSENSIBILITÉ

Le CIRC classe les champs électromagnétique de radiofréquences comme peux-être cancérogènes pour l’homme.
http://www.iarc.fr/fr/media-centre/pr/2011/pdfs/pr208_F.pdf

Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique
http://www.cqlpe.ca/Temoignage.htm

Entrevue avec le Docteur Belpomme, L’intolérance électromagnétique élucidée
https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/electrosmog/sicem.html